Avez-vous déjà remarqué que la technologie avait un petit côté « feuilleton télévisé » ? Ça fait partie de notre quotidien, ça change sans arrêt et ça tombe parfois dans le mélodrame. Cet aspect ressort particulièrement en cas de problème imprévu, ou lorsqu’on ne comprend pas bien les avantages et les difficultés de disposer des bonnes solutions technologiques pour son entreprise.

Le cloud a beaucoup fait parler de lui dans le domaine informatique, et pour cause ! Ce n’est pas un simple modèle de gestion : il joue un rôle primordial dans les initiatives stratégiques de transformation numérique et dans l’ouverture d’un important potentiel de croissance des affaires.

D’après la société d’études Gartner, le marché mondial des services de cloud public devrait augmenter de 17,3 % en 2019, pour un total de 206,2 milliards de dollars, et la demande en services IaaS et PaaS intégrés devrait mener la charge de la « prochaine vague d’adoption de l’infrastructure cloud ».

Si vous considérez le cloud comme un élément de votre stratégie commerciale et non comme une plateforme de prestation de services, vous pouvez obtenir des avantages bien plus intéressants que de simples économies de coûts. Pourtant, le cloud est encore entouré de bien des mythes quant à ce qu’il est capable d’accomplir (et à ses limites).

Voici un guide pour vous y retrouver entre le battage médiatique et les véritables avantages du cloud, et pour éviter les mélodrames.

Mythe no 1 sur le cloud : L’approche du cloud en priorité signifie que l’on utilise le cloud pour tout

Le concept de « cloud en priorité » ne signifie pas que vous allez passer au cloud pour la totalité de votre infrastructure informatique. Cela veut dire que l’on envisage le cloud en premier lieu pour les projets de transformation numérique, en raison de ses avantages en matière d’évolutivité et de fonctionnalité, mais ce ne sera pas forcément la bonne solution dans tous les cas.

Mythe no 2 sur le cloud : La plupart des applications fonctionnent mieux dans le cloud

En réalité, certaines applications conviennent mieux à un environnement interne. Certaines entreprises utilisent un code source qu’il serait trop difficile à faire migrer, par exemple. Il faut également tenir compte des restrictions réglementaires et des questions de conformité propres à votre secteur. Il est bien plus probable que vous deviez utiliser le cloud pour certaines applications ET votre système interne pour d’autres.

Mythe no 3 sur le cloud : Passer au cloud est un processus immédiat

Pour faire passer vos données sur un cloud public, privé ou hybride, il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton. Il faut tout d’abord déterminer pour quelles applications le cloud convient le mieux, ainsi que les problèmes qu’il vous faudra régler, comme l’intégration des systèmes, la sécurité et la gouvernance. Les exigences de conformité (comme PCI et SOC) peuvent également vous compliquer la tâche durant le processus de migration.

Mythe no 4 sur le cloud : Votre service informatique interne peut s’occuper de tout

Généralement, les responsables des technologies de l’information comprennent relativement bien le cloud, mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont capables de déterminer avec certitude quelle plateforme cloud est la meilleure solution et pour quelles raisons. La gestion de plusieurs plateformes cloud comporte de multiples éléments complexes. De plus, votre équipe interne ne dispose pas forcément d’une bande passante suffisante pour construire une solution vous permettant de profiter pleinement du cloud, auquel cas vous pourriez passer à côté d’avantages importants. C’est pour cela que même les services des technologies de l’information trouvent qu’il est bénéfique de faire appel à des fournisseurs de service externes afin de créer la meilleure solution possible.

Mythe no 5 sur le cloud : Le cloud public ou évolutif ne nécessite pas beaucoup de personnalisation

L’un des avantages importants du cloud est que le fournisseur du service cloud se charge de fournir et d’entretenir l’infrastructure physique qui héberge vos données, mais cela ne veut pas dire que votre service informatique interne n’a rien à faire. Le cloud évolutif, par exemple, favorise un modèle de « responsabilité partagée », à savoir que le fournisseur de service cloud communique des rapports sur l’infrastructure, mais au bout du compte, c’est le client qui est responsable des exigences de conception et de prestation de son logiciel.

Mythe no 6 sur le cloud : Le cloud est moins cher (ou plus cher) que les solutions internes

En réalité, le coût n’est que l’un des facteurs qui entrent en ligne de compte pour évaluer le retour sur investissement du cloud. Toutefois, il arrive que certaines entreprises sous-estiment le processus de migration ou qu’elles aient un choc en découvrant le prix total d’un projet de transformation vers le cloud. Il est donc important de déterminer clairement si une migration vers le cloud serait rentable, en déterminant les avantages du cloud, le retour sur investissement ainsi que les coûts associés.

Bien que certains continuent de débattre des avantages et des problèmes liés au cloud, cette technologie arrive à maturation et elle est vouée à perdurer encore longtemps. Après plus de 20 ans d’existence, la société Gartner considère que le cloud computing représente aujourd’hui un « catalyseur indispensable à l’innovation » pour l’ensemble des entreprises. En sachant faire la part des choses entre le battage médiatique et les avantages réels du cloud, vous vous éviterez bien des soucis, comme les frais inutiles, les retards et autres pépins en tous genres.

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