La dernière étude de la Fevad dévoile que le premier trimestre 2013 s’est conclu par une belle performance de 14% de progression pour les activités de commerce en ligne. L’enquête révèle cependant un panier moyen à la baisse largement compensé par une hausse des fréquentations.

La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) poursuit son travail de veille attentive sur les activités de e-commerce en France en publiant fin mai le bilan des ventes sur Internet au 1er trimestre 2013, performance calculée grâce à son enquête trimestrielle habituelle portant sur plus de 120 000 sites.

Sur les trois premiers mois de l’année 2013, le nombre de transactions enregistrées sur Internet a progressé de 20% par rapport au 1er trimestre 2012. Ce qui donne au total, un montant des ventes de 12,1 milliards d’euros et représente une hausse de 14%. Ce beau résultat est le fruit de l’augmentation du nombre de transactions constatées auprès des 120 000 sites participant à l’enquête, phénomène que la Fevad explique par la progression de l’offre et la demande. Sur ce premier trimestre, le nombre de Français qui achètent en ligne a continué d’augmenter de 5%. La progression est particulièrement marquée chez les seniors de + de 65 ans (+27%) qui semblent donc moins réticents au commerce en ligne. Simultanément, le nombre de sites marchands s’est accru de +18%, 19 000 e-boutiques ayant ouvert leur porte ces douze derniers mois. Ces créations ont permis à l’effectif recensé par la Fevad de franchir la barre des 120 000 sites marchands actifs dans l’Hexagone. Ce record est une excellente nouvelle et l’indice d’une confiance accrue des marchands envers les prestataires techniques de l’Internet et plus particulièrement des hébergeurs et des infogérants qui ont de plus en plus la confiance de leurs clients.

Le panier moyen à la baisse

Mais ces beaux résultats ne masquent pas la situation économique actuelle. Le panier moyen de chaque cyber-acheteur accuse à nouveau une baisse de 4% avec un ticket moyen de 85 euros seulement, ce qui est le montant le plus bas jamais enregistré admet la Fevad. Ainsi, sur les deux dernières années, la facture moyenne des commandes a chuté de près de 8%, une chute heureusement compensée par une fréquence des achats en augmentation continue puisque le rythme a grimpé de 4,8 à 5,5 visites positives par trimestre et par cyber-acheteur. Au final, le montant total moyen progresse lui aussi à 467 euros contre les 427 euros relevés au premier trimestre 2012. L’indice iCE 40 qui mesure les ventes des sites leaders du e-commerce, à périmètre constant, enregistre de ce fait une croissance de 2% sur un an, contre 4% au trimestre précédent.

L’activité sectorielle

Quels sont les secteurs qui génèrent cette situation ? Selon la Fevad, l’évolution mitigée de la performance (nombre d’achat en hausse mais panier en baisse) est consécutif aux résultats médiocres du secteur de l’habillement qui a encaissé à lui seul un recul des ventes de -7% par rapport au premier trimestre 2012. En revanche, les ventes de produits techniques qui chutent dans les magasins traditionnels enregistrent une croissance de 2% sur un an. Pour sa part, le secteur du e-tourisme demeure en bonne santé et affiche toujours le même rythme de croissance qu’au trimestre précédent, avec une progression de 4%. Sans surprise, la Fevad constate que la situation du e-commerce s’inscrit malgré tout dans un contexte économique particulièrement dégradé qui provoque un fort recul de la consommation et une baisse historique du pouvoir d’achat des ménages, constats corroborés par les indicateurs de l’Insee. Elle reflète également pour partie la stratégie de développement des places de marché (« market place ») mise en place par certains sites du panel et dont les ventes ne sont pas prises en compte dans le calcul de l’iCE 40.

Market place et Internet mobile

L’indice mesurant le volume des ventes réalisé sur les places de marché opérées par les principaux sites (iPM) affiche effectivement une hausse de 50% par rapport au 1er trimestre 2012 et le montant des transactions effectuées sur ces places de marché représente désormais 12% des ventes des sites qui les hébergent, contre 8% au 1er trimestre 2012. Il est donc clair que ce principe de place de marché c’est à dire de site généraliste multi-marques progresse toujours plus vite que les e-boutiques de marque.

Les ventes Internet sur terminal mobile continuent également de progresser fortement. Les e-marchands leaders ont vu leurs ventes via tablettes et smartphones doubler au cours des douze derniers mois. Elles approchent désormais les 10% du chiffre d’affaires global généré par les sites participant à l’iCM contre 4% au 1er trimestre 2012.

Que doivent en penser les hébergeurs ?

Les tendances relevées par l’enquête de la Fevad sont plutôt encourageantes pour les hébergeurs et infogérants qui supportent les plates-formes de e-commerce. La confiance dans ce mode d’achat continue de s’accroître y compris chez les seniors et les services, comme le e-tourisme, font de la transaction en ligne un vecteur de plus en plus important de leur relation commerciale avec leur clientèle. Cela doit donc inciter les prestataires techniques à proposer des solutions robustes, pérennes, évolutives et surtout sécurisées pour garantir à leurs clients et aux clients de leurs clients une protection sans failles de leurs données personnelles et bancaires pour accompagner efficacement et positivement leurs achats sur internet.