La FEVAD (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) s’est réjouit fin janvier des bons résultats enregistrés par les ventes sur Internet durant l’année 2011. Malgré une légère baisse du panier moyen – crise oblige – le chiffre d’affaires a progressé de 22% sur l’année, atteignant le chiffre record de 37,7 milliards d’euros. Rien que sur la période de Noël, les ventes ont représenté quelques 7,6 milliards d’achats contre 6,3 enregistrés l’an passé. Globalement, les sites marchands ont réalisé 420 millions de transactions contre 340 millions en 2010. La baisse du montant moyen de la transaction (90€ contre 91€ en 2010) a été heureusement compensée par l’augmentation du nombre de commandes. Chaque acheteur a en moyenne réalisé 14 acquisitions sur l’année 2011 pour un total de 1250€.

Cette bonne performance est surtout sensible chez les sites leaders dont le chiffre d’affaires progresse globalement de 11%, avec une pointe à 13% au premier semestre, modérée par une régression à 9% au second. Autre phénomène intéressant, le développement accéléré du m-commerce, c’est à dire des transactions réalisées directement depuis des terminaux mobiles tels que les smartphones ou les tablettes numériques. Ce nouveau mode transactionnel a démarré chez plusieurs acteurs leaders qui enregistrent des performances significatives. Chez ces e-commerçants, le volume des ventes en mobilité a en effet progressé de 215% entre Noël 2010 et Noël 2011.

La confiance, clé de la réussite

Au total, ce sont 30 millions de Français qui achètent sur Internet, soit une progression de de 11% qui correspond à l’arrivée de 3 millions de nouveaux cyber-acheteurs en un an. Les études expliquent cette hausse par une mise en confiance accrue des internautes qui estiment payer et communiquer leurs données personnelles en toute sécurité, à un taux de 66,5% contre 65% l’an passé.

Cet engouement qui se confirme année après année suscite des vocations chez les cyber-marchants dont le nombre a désormais dépassé le cap des 100 000, en hausse de 23% soit 18 000 nouveaux sites web commerciaux, par rapport à l’an dernier. Sur ce nombre, 27% des acteurs enregistrent plus de 100 transactions par mois, les 63% restant étant en deçà de ce chiffre. Mais depuis quatre ans, les sites moyens (entre 100 et 1000 transactions/mois) et les plus gros (au delà de 10 000 transactions/mois) sont ceux qui progressent le mieux et depuis 2007 leur effectif a été multiplié par 3.

Des hébergeurs qui assurent

La quasi totalité des sites marchands s’appuie évidemment sur des hébergeurs informatiques pour gérer tous les aspects de leurs activités : gestion des approvisionnements, des stocks, des transactions, de la logistique de livraison. Leur succès commercial repose donc en grande partie sur l’expertise de leurs partenaires infogérants qui doivent non seulement apporter toute la connectivité nécessaire à une excellente exposition sur le Net mais aussi offrir toutes les garanties en terme de sécurité. Le stockage des données et la gestion des applications transactionnelles doivent reposer sur des solutions éprouvées et secourues par des procédures de sauvegarde et de reprises d’activités validées par des tests. L’ensemble doit rester sous contrôle avec des modalités d’alerte, de monitoring et de supervision fiables et éprouvées. Pour être rapidement évolutives et aptes à encaisser toute hausse subite d’activité, les infrastructures doivent s’appuyer sur une architecture matérielle et logicielle mutualisée de type cloud, à même de garantir une vraie réactivité opérationnelle. Enfin, il est indispensable que le prestataire-partenaire choisi soit en conformité totale avec les certifications SSL et la norme PCI afin d’apporter toutes les garanties nécessaires à une sécurité totale des transactions en ligne comme à la protection des transmissions et du stockage des données sensibles. Ce dernier point est fondamental pour maintenir un haut niveau de confiance, premier critère mis en avant par les cyber-acheteurs et moteur indiscutable de la bonne croissance du e-commerce.